Un portrait comme en 1860.
Ne bougez plus pendant 8 secondes.
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Ferrotype et plaque humide comme en 1860 : réalisez un ferrotype, un ambrotype ou un daguerréotype avec l’appareil photo de votre téléphone. Ce filtre gratuit simule le procédé au collodion humide : vous restez immobile pendant la pose et regardez la plaque se développer.
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Un ferrotype est une photographie au collodion sur une plaque de fer laquée noire, le portrait le plus répandu des années 1860, aux tons chauds gris-brun.
Le ferrotype est sur fer, l’ambrotype sur verre avec un fond noir (tons plus froids et plus doux), et le daguerréotype est le miroir d’argent des années 1840.
Comme avec le vrai procédé à la plaque humide, la pose dure plusieurs secondes ; cela fait partie du rendu.
Oui, en plus de l’image, vous pouvez enregistrer une courte vidéo de la plaque en train de se développer.
Oui, gratuit et sans inscription.
Un outil gratuit de Foto Jocković. Sans inscription, sans compte.
Sous la verrière d’un atelier, une plaque demandait 3 à 15 secondes de pose. Plus la pose est longue, plus on bouge, et chaque mouvement reste sur la plaque comme un fantôme transparent.
Le procédé au collodion (Frederick Scott Archer, 1851) fut la photographie de la génération de nos arrière-grands-parents. Dans la chambre noire, le photographe couvrait une plaque de collodion, la sensibilisait dans un bain de nitrate d’argent et la plaçait dans l’appareil encore humide. Aussitôt après la pose, la plaque était développée puis fixée, et quelques minutes plus tard le portrait était prêt. Le ferrotype (tintype) est réalisé sur une plaque de fer vernie noire, l’ambrotype sur du verre posé sur un fond noir.
Ce sont en réalité de minces négatifs. L’argent est clair, si bien que sur le fond sombre l’image se lit comme un positif. C’est aussi pour cela que les images sont inversées gauche-droite, comme dans un miroir.
Le collodion ne voit que la lumière violette et bleue, de 380 à 500 nm environ. Le rouge, l’orange et le jaune ne l’impressionnent presque pas. Pour la plaque, les lèvres rouges, les joues roses et les taches de rousseur sont presque noires, la peau paraît plus sombre qu’en réalité, et les yeux bleus comme le ciel bleu ressortent pâles, presque blancs. Voilà pourquoi les gens des anciens portraits ont l’air plus sévères et plus « burinés ».
Une plaque avait une sensibilité d’environ ISO 1. Dans un atelier éclairé par une verrière, la pose durait de 3 à 15 secondes. Le photographe ôtait le bouchon de l’objectif et comptait. Derrière le modèle se dressait un appui-tête en fer. Quiconque bougeait restait sur la plaque comme un fantôme transparent.
L’objectif à portrait de Joseph Petzval (1840) était environ 20 fois plus lumineux que les premiers objectifs. Net au centre et doux vers les bords, il fait « tourbillonner » l’arrière-plan autour du modèle. Les bords de la plaque sont plus sombres.
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